PATRIMOINE

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Les portes du marais, des barrières traditionnelles, éléments méconnus du paysage des marais saintongeais. (cliquer en fin de page pour accéder au 2° volet de ce dossier)

Il est un élément tellement banal qu'il en passe inaperçu et qui, pourtant, scande joliment le marais en en balisant la mosaïque de parcelles: il s'agit des barrières traditionnelles, à l'origine montées avec deux piliers monolithes de pierre calcaire qui encadraient une armature de fûts de bois disposés horizontalement, généralement par deux ou trois, disposés en claire-voie pour empêcher le bétail de s'échapper, mais suffisamment distants pour permettre aux hommes de s'y glisser.

Barrière traditionnelle de marais avec ses monolithes de pierre, Marais de Nieulle ,août 2003

Une grande partie des marais en effet, à partir du XIX° siècle, au fur et à mesure que l'aventure de l'or blanc déclinait et que les marais s'envasaient, se sont en partie reconvertis en prés salés où des vaches laitières broutaient l'herbe drue entre ciel et eau, celle des chenaux d'eau saumâtre ou salée qui servaient naturellement de limites infranchissables.

Bétail dans les marais de Souhe, août 2005 Pilier de pierre calcaire, rongée par le temps et les embruns, Marais de Saint-Martin, août 2005

Les monolithes latéraux de pierre ont été ensuite remplacés par des poteaux de bois ou par des plots de ciments qui, avec la patine, finissent par acquérir eux aussi du charme.

Barrière dont l'un des montants en pierre a été remplacé par un pilier de ciment sur lequel s'accroche du lichen, Marais de Souhe, février 2005
Barrière ouvrant sur le marais givré par la gelée blanche, Marais de Souhe, janvier 2004
Barrière ouvrant sur une parcelle de marais où se trouvent des gabirottes, Marais de Saint-Martin, août 2005 Barrière de bois se dupliquant dans l'eau d'une ancienne saline, Marais de Nieulle, août 2005
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